Et si une équipe pouvait fonctionner sans « chef » tout en restant organisée, responsable et soudée ?
C’est le choix fait depuis 2020 par l’équipe des métreurs et métreuses de Macoretz, qui avance en autogestion, au cœur d’une entreprise déjà engagée dans une gouvernance participative et coopérative.

Sans chef, mais avec du collectif, de la confiance… et des décisions assumées

Tout a commencé avec le plan d’action X.56 – Étude d’une expérimentation de management holacratique ou d’autogestion au sein d’un service à Macoretz, validé par le Comité de Direction. Depuis, l’équipe a poursuivi dans cette voie et confirme, 6 ans après, que ce mode de fonctionnement répond à ses besoins.

Aujourd’hui, le service compte six personnes : Olivier, Kevin, Christophe, Laurent, Pauline et Gwladys, apprentie. Parmi les cinq métreurs confirmés, deux assurent le rôle de référents Ressources Humaines et deux celui de référents Activités, pour une durée de six mois. Ces rôles sont tournants et permettent de partager les responsabilités tout en maintenant une dynamique collective.

« Ces rôles ne décident pas à la place du groupe. Ils servent surtout à faire circuler l’information et à garder le cap », explique Kevin.

Dans cette équipe, chaque décision est prise collectivement. Il ne s’agit ni d’un consensus, ni d’un vote à la majorité, mais de parvenir à une décision que chacun est prêt à assumer.

« On ne cherche pas forcément à être tous d’accord, mais à ce que tout le monde se sente prêt à avancer dans la même direction », précise Kevin.

Ce fonctionnement demande une implication importante. Le rôle RH, notamment, est plus exigeant : entretiens annuels d'évaluation, commission salaire, relais avec le Codir. Les responsabilités sont partagées et chacun contribue à la vie du service. En retour, l’équipe gagne en autonomie, en cohésion et en compréhension mutuelle.

« On a appris à se faire confiance et à se dire les choses. Quand on se co-manage, les discussions sont plus simples, plus vraies. »

De l’extérieur, ce mode d’organisation peut parfois surprendre : absence de manager identifié, pas d’interlocuteur unique. Pourtant, les retours des autres services sont globalement très positifs, notamment sur la solidité des décisions prises collectivement.

« On est un peu comme une mini-SCOP dans la SCOP », sourit Kevin.

Autogestion et holacratie : quelle différence ?

  • Autogestion : Le collectif décide ensemblePeu de règles formalisées ; Les décisions sont prises quand chacun est prêt à les appliquer.
  • Holacratie : Un cadre très structuré et codifié; des rôles précisément définis; des processus de décision formalisés

À retenir

  •  L’holacratie structure l’autonomie par des règles.
  •  L’autogestion repose sur la responsabilité du collectif.